Jorge Semprun a profondément marqué ce siècle, tant par ses écrits, ses romans et scénarios de films tels l’Aveu ou Z de Costa-Gavras que par sa vie : enfant de la guerre civile d’Espagne, exilé, résistant, déporté, rescapé de Buchenwald, dirigeant d’un Parti Communiste Espagnol interdit, dont il est exclu, puis Ministre de la Culture dans un des gouvernements de Felipe Gonzalez, il a clot et ouvert en notre compagnie deux siècles majeurs adossés l'un à l'autre. Auteur d'une œuvre limpide et prolifique, il a contribué à faire reculer au cours de sa vie les fanatismes, les totalitarismes, en décrivant les passions destructrices et la folie meutrière des hommes, les camps de concentration, l'émergence des fascismes, exploré les pires aspects de la psyche humaine pour toujours nous ramener du côté de la lumière, de la raison, de l'amour et du goût des autres. Infatigable européen, il s'est constamment battu pour faire aboutir une idée meilleure de l'homme.

Tant par ses écrits que par ses films, en espagnol, en français, ou en allemand qui feront date au fil des années, et contriburont à faire bouger les lignes et avancer l’idée européenne.
Il nous laisse une œuvre monumentale, échaffaudée par touches progressives comme une promesse sans cesse renouvelée au cours du temps. L’Association n’aura pas que pour objectif de perpétuer la mémoire de Jorge Semprun mais aussi être un lieu de rencontre, de discussion, de débats, de conférences et colloques, de recherche sur l’homme, Jorge Semprun et sur ses engagements, ses combats.

L'œuvre romanesque de Jorge Semprun se répartit autour de quelques thèmes et des grands événements qui ont émaillé son existence. Beaucoup de ses ouvrages éminemment autobiographiques sont des témoignages, des réflexions sur la terrible expérience qu'il a vécue dans les locaux de la Gestapo à Paris, puis dans le camp de Buchenwald et sa difficile réadaptation : Le Grand Voyage, L'Évanouissement, Quel beau dimanche, Le mort qu'il faut, L'Écriture ou la vie et Vingt Ans et un jour.



D'autres retracent plutôt son parcours clandestin à l'époque du franquisme quand il était un membre éminent du Parti communiste espagnol : Autobiographie de Federico Sanchez et La Deuxième Mort de Ramon Mercader.

Une autre catégorie importante concerne sa vie d'exilé en France et les années de l'après-franquisme : Adieu vive clarté..., Montand la vie continue, L'Algarabie, La Montagne blanche et Federico Sánchez vous salue bien.



Les Rencontres du Livre sur la place - Nancy - (23 septembre 1999)

Semprun affirme qu'après une tentative à la fin de 1945, il lui a été impossible d'écrire pendant une vingtaine d'années quoi que ce soit sur son expérience de déporté, afin de sauvegarder sa propre existence, mise en danger par l'écriture de l'indicible. En revanche, il a écrit sur d'autres sujets ; lui-même cite dans l'Autobiographie de Federico Sanchez quelques textes de ceux qu'il a écrit durant cette période. C'est le cas par exemple de Soledad, une pièce de théâtre d'orientation communiste, ainsi que de nombreux poèmes, relevant du culte de la personnalité. Il ne considère cependant pas ces productions comme pourvues d'un grand intérêt et ne les cite que comme reflets d'une période politique, celle du stalinisme triomphant. En tout état de cause, avant Le Grand Voyage, l'activité d'écriture littéraire occupe une place très limitée dans son existence.



Jorge Semprun par franceculture


Jorge SEMPRUN par claudefourcaulx

Pierre Santini lit Jorge Semprun - L'écriture ou la vie - partie 1

Pierre Santini lit Jorge Semprun - L'écriture ou la vie - partie 2

Fréderic Mitterrand rend Hommage à Jorge Semprun



Les trois vies de Jorge Semprun par TV5
Monde :


Les trois vies de Jorge Semprun par TV5Monde

JORGE SEMPRUN ET LE RÔLE DES INTELLECTUELS
L'entretien en 1999



Jorge SEMPRUN s'exprime sur le rôle des intellectuels dans les pays démocratiques.








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